Espace : définitions

 

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Espace

Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom. 

Voir aussi

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espace, nom féminin
Sens 1 Blanc séparant deux mots [Imprimerie]. Synonyme interstice Anglais space

espace, nom masculin
Sens 1 Etendue indéfinie comprenant tous les objets.
    Anglais space
Sens 2 Etendue où se trouvent les astres [Astronomie].
    Anglais space
Sens 3 Durée séparant deux moments. Ex Dans l'espace d'une année.
    Anglais space
Sens 4 Lieu, volume occupé. Ex Le lit occupe beaucoup d'espace.
    Anglais space

Synonymes
aire, blanc, champ, distance, écart, écartement, espacement, étendue, infini, interligne, interstice, intervalle, jardin, lieu, superficie, surface, terrain.

LEXIQUE de Kant

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le 29/12/2007

Espace : Forme a priori de notre sensibilité, il est la condition de notre perception externe. Imagination: Faculté permettant le passage du divers de notre sensibilités (intuitions) à l’unité de notre entendement, mais aussi une forme d’anticipation sur les intuitions à venir, grâce à la construction de schèmes (schématisme).

Logos & Muthos, lexique

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Espace (les grecs et l')
Pour les grecs anciens, les distances parcourues ne comptent pas. Les moyens de transport sont inexistants (même le cheval, monté à cru est réservé à la guerre), et il n'y a pas de routes. Conséquence : ils marchent à pied, n'hésitant pas à mener paître leurs bêtes à 150 km de chez eux. Lorsqu'ils se déplacent, le temps se mesure en jours de marche ou de navigation.
L'homme grec considère que son espace est un domaine fini, borné soit par les montagnes, soit par le fleuve océan qui entoure le monde habité. Pour lui, tout est simple : la mer, sans fond, puis au-dessus, les terres flottantes, tandis qu'au dessus encore, les airs et les vents se déplacent recouverts par les feux de l'éther que sont les astres et les étoiles. Ce n'est qu'au VIème siècle que le concept d'infini commence à apparaitre chez certains philosophes.

Approche tissulaire de l'ostéopathie

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09_glossaire/glossaire_main.htm »,
le 29/12/2007
site déplacé,
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Espace. n. m. (lat. spatium " étendue ", " distance ").
1/ Sur le plan objectif, étendue indéfi-nie qui contient et entoure tous les objets. Distance qui sépare les choses ou éléments de l'univers physique. L'espace est un des trois éléments fondamentaux de l'univers physique.
2/ Sur le plan subjectif, l'espace est une perception de la conscience consécutive à la séparation "moi/non moi" résultant de la décision d'être. Cf. Énergie, Temps.

"Glossaire unicode" de HAPAX.

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le 29/12/2007

Espace
En typographie, on désigne sous le nom d'une espace le blanc placé entre les lettres ou les mots.

Un article du
"Portail lexical"
du Centre National de
Ressources Textuelles et Lexicales.

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« http://www.cnrtl.fr/lexicographie/espace »,
le 29/12/2007

Espace

ESPACE1, subst. masc.
A.- PHILOS., SC. Milieu idéal indéfini, dans lequel se situe l'ensemble de nos perceptions et qui contient tous les objets existants ou concevables (concept philosophique dont l'origine et le contenu varient suivant les doctrines et les auteurs). La théorie de l'espace; espace axiologique; l'espace et le temps, l'espace et la durée. Il y a deux formes pures de l'intuition sensible, à savoir, l'espace et le temps (Cousin, Philos. Kant, 1857, p. 70). En ce sens, la conception kantienne de l'espace diffère moins qu'on ne se l'imagine de la croyance populaire (Bergson, Essai donn. imm., 1889, p. 79). L'espace ne saurait être une forme (Sartre, Être et Néant, 1943, p. 233) :
1. L'espace est un corps imaginaire comme le temps un mouvement fictif.
Dire : « dans l'espace », « l'espace est empli de », - c'est définir un corps.
Valéry, Tel quel II, 1943, p. 293.
- [En tant qu'objet de la géom., des math.] Ensemble mathématique formel comprenant des objets satisfaisant à des lois spécifiques. Géométrie dans l'espace (Ac. 1932). Dans un espace courbe, on ne peut pas tirer de ligne droite (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 489). C'est Riemann qui (...) le premier, chercha à dégager la notion d'espace topologique (Bourbaki, Hist. math., 1960, p. 146) :
2. ... peut-on imaginer l'espace non-euclidien? Cela veut dire : pouvons-nous imaginer un monde où il y aurait des objets naturels remarquables affectant à peu près la forme des droites non-euclidiennes, (...) à cette question il faut répondre oui.
Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 63.
SYNT. Les dimensions de l'espace; espace à trois, à n dimensions; espace physique; espace cubique, métrique, vectoriel; espaces homogènes, isotropes, normés; espace euclidien, riemannien.
- [Dans le cadre de la théorie de la relativité] Le temps est la quatrième dimension de l'espace (Alain, Propos, 1927, p. 736). La théorie de la relativité nous a appris que le temps était inséparable de l'espace (Cartan, Parallélisme abs., 1932, p. 14).
3. ... le déterminisme (...) implique simplement que les choses sont liées dans le temps aussi bien que dans l'espace, que le temps est indissolublement lié à l'espace.
Ruyer, Esq. philos. struct., 1930, p. 285.
- Dans le domaine de la psychol. Espace tactile, visuel. Portion de l'étendue couverte par le toucher, par la vue. En général, il faut voir de haut en bas, embrasser un grand espace pour sentir le beau, le grand, l'infini (Maine de Biran, Journal, 1816, p. 175) :
4. J'ai cherché (...) à former avec nos sensations visuelles un continu physique équivalent à l'espace; (...) il est permis de dire que « l'espace visuel » a trois dimensions. (...) ce n'est pas sur l'espace i>visuel, mais sur l'espace moteur qu'il faut faire porter notre effort.
Poincaré, Valeur sc., 1905 p. 99.
Rem. On rencontre ds la docum. l'expr., au fig., perdu dans l'espace et dans le temps « complètement abandonné, complètement perdu ». Lorsque l'heure de la fermeture arrive, je me retrouve sur le trottoir, perdu dans l'espace et dans le temps (Morand, New-York, 1930, p. 256).
B.- Distance déterminée; surface.
1. [L'espace considéré princ. dans une seule dimension] (Quasi-)synon. écart, intervalle.
a) Distance comprise entre un point et un autre, entre un lieu, un objet et un autre.
a) Usuel. Au fond, à droite, dans l'espace compris entre la porte du vestibule et celle du salon, un petit bureau (Martin du G., Taciturne, 1932, III, p. 1314). La plus grande beauté d'une ville n'est pas dans les édifices, elle est dans l'espace libre entre les édifices (Duhamel, Combat ombres, 1939, p. 77). Se retenant au mur, (...) elle parvint à franchir ce grand espace entre sa chambre et la cuisine (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 444) :
5. ... il est facile de se diriger à New-York par latitude et longitude, comme en mer (...). L'espace, toujours identique, compris entre deux rues, se nomme un bloc.
Morand, New-York,1930, p. 112.
Rem. On rencontre ds la docum. l'emploi un espace de suivi d'un compl. désignant la nature de l'étendue. Le jeune homme (...) jeta la boucle de diamants (...) au pêcheur (...) celui-ci (...) se hâta de mettre un large espace de mer entre le bienfaiteur et le bienfait (Hugo, Han d'Isl., 1823, p. 37).
- Abs. La distance, l'éloignement :
6. Qu'un critique étranger nous juge, il y a beaucoup de chances pour qu'il tombe juste. Il nous connaît mieux que nos compatriotes qui s'écrasent le nez sur nous. L'espace joue là le rôle du temps.
Cocteau, Diff. d'être, 1947, p. 23.
- Parcourir des espaces. Parcourir des distances. J'employais les heures d'après-midi à parcourir à pied de grands espaces (Sainte-Beuve, Volupté, t. 2, 1834, p. 172). L'accroissement infiniment petit de l'espace parcouru est proportionnel en chaque instant à la vitesse acquise (Cournot, Fond. connaiss., 1851, p. 308).
- Locutions
? D'espace en espace. De distance en distance, de place en place. Le flanc de la montagne miroitait imperceptiblement. On apercevait d'espace en espace quelques cavités où l'eau avait séjourné (About, Roi mont., 1857, p. 213). Larges bandes qui, d'espace en espace, cerclaient le corps (Gautier, Rom. momie, 1858, p. 185).
? L'espace de. Sur la distance de. L'espace d'un kilomètre. Pierre racontait (...) qu'après avoir passé la première et la deuxième garde (...) l'ange l'accompagna encore l'espace d'une rue (Renan, Apôtres, 1866, p. 249).
ß) Spécialement
- Domaine du journ. Espace d'annonces. Emplacement réservé au passage des annonces. V. annonceur ex. 2.
- IMPR., TYPOGR. Intervalle séparant des mots, discontinuité qui coupe une ligne. Les caractères [des Contes de Perrault] sont ceux du XVIIe siècle (...) il y a de l'espace et un espace égal entre les mots, l'air y circule à travers avec une sorte d'aisance (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 1, 1863-69, p. 297).
Rem. V. espace2.
- Domaine artistique
? PEINTURE :
7. [Puvis de Chavannes crée] délibérément, sur un dessin exact, simplifié, uniquement soucieux des silhouettes et des espaces entre les figures, une coloration conventionnelle, calculée d'après le lieu auquel l'œuvre est destinée.
Mauclair, De Watteau à Whistler, 1905, p. 207.
? MUS. Ces espaces insignifiants que le musicien est forcé de placer entre les parties intéressantes de son ouvrage, pour conduire d'un motif à l'autre ou les faire valoir! (Delacroix, Journal, 1853, p. 17). Entre le ténor et le soprano, voix non-contiguës, on peut mettre, quelquefois, des espaces plus grands que l'octave; la dixième, par exemple (E. Durand, Traité harm., s.d., p. 31).
b) P. anal. Laps de temps.
a) Absolument
- Vx. À ce discours, la tourterelle En se moquant s'éloigna d'elle. Sans se revoir elles furent dix ans. Après ce long espace, un beau jour de printemps, Dans la même forêt elles se rencontrèrent (Florian, Fables, 1792, p. 185).
- Littér. Moments d'une vie :
8. ... une méticuleuse collection d'instants privilégiés que le romancier choisira au plus secret de son passé. D'immenses espaces morts sont ainsi rejetés de la vie parce qu'ils n'ont rien laissé dans le souvenir.
Camus, Homme rév., 1951, p. 329.
ß) (Dans, en l') espace de + compl. Un court, un long espace de temps. Car il ne pensait pas que ces demeures eussent été construites, en un si petit espace de temps, par des moyens naturels (France, Clio, 1900, p. 78).
- [Le compl. désigne une mesure de temps] L'espace d'une seconde, de quelques jours, d'un an, d'un demi-siècle; dans le court espace d'une nuit. Ils se regardèrent l'espace d'une minute, silencieux et immobiles tous deux (Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 53). Le combat pour le Matterhorn avait pourtant duré près de trois quarts de siècle, l'espace de trois générations (Peyré, Matterhorn, 1939, p. 36) :
9. ... on pourrait tirer une formule qui fonderait la réalité du « siècle » et qui s'exprimerait à peu près ainsi : le siècle, unité de durée vivante, se définit comme l'espace de temps couvert par la réalité sociale de l'homme normal.
Thibaudet, Réflex. littér., 1936, p. 123.
- P. anal. [Le compl. désigne un fait, une action envisagée dans sa durée] :
10. ... [Paul et Cécilie] traversèrent de grands espaces en l'espace d'un baiser... Paul appuya sa paume sur le visage de Cécilie dont la tête et les pensées reposaient sur son épaule.
L. de Vilmorin, Lettre ds taxi, 1958, p. 170.
? L'espace d'un éclair. La durée d'un éclair, un très bref moment. J'eus, l'espace d'un éclair, le sentiment confus que je devais me tromper (Duhamel, Terre promise, 1934, p. 61).
c) Au fig., littér. Écart, distance existant entre des notions, des sentiments, des personnes. L'espace mis entre elle et la bourgeoisie (Balzac, Illus. perdues, 1843, p. 53). Il y a beaucoup d'espace entre le désir, les plaisirs de vanité que donne la familiarité avec une femme, et l'amour (Nizan, Conspir., 1938, p. 129).
2. [L'espace considéré princ. dans deux dimensions]
a) Étendue, surface déterminée. Dans un espace de trois mètres carrés. (Quasi-)synon. endroit, place; superficie, surface. L'espace occupé par les ruines de la ville moderne est immense (Lamart., Voy. Orient, t. 2, 1835, p. 192). Un espace libre a pu être aménagé au bas du perron (Martin du G., J. Barois, 1913, p. 400) :
11. Pour ce qui est de la petitesse des gènes, Muller a fait pertinemment remarquer que, si l'on pouvait rassembler tous les gènes appelés à déterminer les caractères héréditaires de la prochaine génération humaine, ils occuperaient l'espace d'un comprimé d'aspirine.
J. Rostand, La Vie et ses probl., 1939, p. 30.
b) En partic.
a) Surface déterminée, à l'intérieur d'une habitation, ou surface découverte, élément du paysage.
- [À l'intérieur d'une habitation] Tout le long de l'un des côtés étroits de la salle, un espace libre, de trois mètres de large, était réservé (Malraux, Cond. hum., 1933, p. 401). De hauts paravents de laque divisaient les deux salons d'attente en petits espaces où l'on isolait les clients (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 122).
- [Élément du paysage] Espaces découverts, plantés. Nous sommes arrivés sur le premier grand plateau de la Brie. Ce sont d'immenses espaces de blés verts (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1908, p. 350). Il reste un espace marécageux que nous traversons à dos d'homme (Gide, Voy. Congo, 1927, p. 839).
? Espaces verts. Surfaces réservées aux arbres, à la verdure, dans l'urbanisme moderne. Les axes préférentiels (...) ont été tracés en fonction des larges espaces verts à maintenir (Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 420).
ß) [Avec l'idée dominante de place dont on dispose] Place. On commence à vouloir de petits tableaux, faute d'espace pour en placer de grands (Balzac, Illus. perdues, 1843, p. 119). Cette ville féodale (...) Bâtie dans une plaine, (...) disposait d'un grand espace (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 320).
? Au fig. Je ne veux rien poursuivre sous le couvercle d'un cercueil; quand la mort a appliqué sa main sur le visage d'un homme, il ne reste plus d'espace à l'insulte (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 1, 1831, p. XC).
- Espace vital. Surface dont ont besoin en moyenne les individus d'une espèce pour leur développement. Six pièces (...) Y avait de l'espace vital (Le Breton, Rififi, 1953, p. 71). L'urbanisme se propose de créer un compromis acceptable entre l'espace vital de l'individu et celui de la collectivité (Gds ensembles habit., 1963, p. 6). Étendue de territoire qu'un pays revendique pour des raisons démographiques ou économiques. Notre espace vital reste très vaste, puisque nous sommes, de tous nos voisins européens, le pays du plus faible coefficient d'occupation au kilomètre carré (Fonteneau, Conseil munic., 1965, p. 7).
? P. ext. Ensemble constitué par la personne et par son environnement à un moment donné (d'apr. Piéron 1963).
c) Spéc., ANAT. [En parlant de certaines régions, de certains éléments du corps] Espaces intercostaux, interdigitaux, interosseux; espace intervertébral; espace lymphatique. L'espace membraneux est (...) très-large dans quelques espèces (Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 83).
C.- [L'espace considéré dans ses trois dimensions] Volume déterminé.
1. L'atmosphère, l'air environnant.
a) [En tant que le lieu de phénomènes sonores] La nuit était silencieuse et l'on entendait les moindres bruits qui résonnaient dans l'espace (Ponson du Terr., Rocambole, t. 2, 1859, p. 130). Une voix d'homme retentit enfin, à travers l'épaisseur de l'espace nocturne (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p. 74) :
12. Mais Antoine avait relevé la tête : un nouveau bruit venait de se faire entendre. Un bruit d'une tout autre espèce, un bruit cette fois très violent et tout à fait inattendu, un bruit qui venait du fond de l'espace.
Ramuz, Derborence, 1934, p. 18.
? Emplir l'espace de. Maman, penchée sur le balcon, emplissait l'espace d'appels dramatiques (Duhamel, Le Notaire Havre, 1933, p. 80).
- [En tant que le lieu de phénomènes météorologiques] La tempête était déchaînée dans l'espace et battait l'air de son vol éclatant (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 255).
b) Milieu libre, naturel, où l'individu peut se développer, s'épanouir. Espace infini. Au dehors, par les fenêtres, l'air va, le ciel rit. Il y a des arbres, de la liberté, de l'espace (Goncourt, Journal, 1862, p. 1148). On entendait derrière la porte cette impatience piétinante des écoliers qui vont sortir, avides d'espace et d'air (A. Daudet, Nabab, 1877, p. 154). Ici, que d'espace, que d'air (Saint-Exup., Courr. Sud, 1928, p. 65) :
13. Le soleil, l'espace me donnaient le vertige. Je me laissais rouler sur la pente de la clairière en criant; je riais sans cause. Ces transports me libéraient d'un excès de bonheur.
Green, Autre sommeil, 1931, p. 37.
- P. anal. Ensemble de relations déterminant un domaine donné en matière sociale, économique. Espace social, monétaire. Le même temps connut l'entrée retentissante, dans l'espace politique, de la finance et de la publicité combinées (Valéry, Variété II, 1929, p. 111). La nation est un espace économique où les facteurs de la production sont mobiles (Perroux, Écon. XXe s., 1964, p. 277).
Rem. On rencontre ds la docum. l'emploi de espace avec le sens d'« atmosphère favorable à l'exubérance, à la volubilité ». Cet excès même de parole (...) [de Duclos] qui détonnait dans la société et dans les salons, eût trouvé son milieu assez naturel et tout son espace dans la vie des Assemblées (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 9, 1851-62, p. 259).
- Loc. Avoir de l'espace. De la place. Vous me rejoignez... disons place de l'Hôtel-de-Ville, sur le terre-plein central. (...) C'est beaucoup moins suspect que l'angle d'une rue. Et on a de l'espace (Romains, Hommes bonne vol., 1932, p. 252).
- Au fig. Champ ouvert à l'imagination. Échapper ainsi à l'écrasante pression de la matière pour se jouer dans les fluides espaces de la pensée (Proust, Prisonn., 1922, p. 56) :
14. [Ma mère] m'entretenait souvent de mon avenir, m'expliquait diverses professions, leurs avantages, leurs « aléas », découvrant à mon esprit des espaces un peu obscurs, d'aspect un peu rude...
Lacretelle, Silbermann, 1922, p. 17.
? Espaces imaginaires. Rêves, utopies. Sa raison, ballottée dans les espaces imaginaires, ne tenait plus qu'à ce fil (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p. 113). Bientôt son âme fut dans les espaces imaginaires (Stendhal, L. Leuwen, t. 1, 1836, p. 36).
2. Le ciel. L'immensité de l'espace. Le soleil passe dans l'espace, éclatant et froid... jetant sur la création gelée des rayons qui n'échauffent rien (Maupass., Bel-Ami, 1885, p. 164).
- Au plur., littér., poét. Levez-vous vîte, orages desirés, qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie! (Chateaubr., Génie, t. 1, 1803, p. 435). Dans les profondeurs des cieux où tu te voiles, Dans ces espaces bleus, dans ces sentiers d'étoiles (Lamart., Jocelyn, 1836, p. 688). La foudre hurlant à travers les espaces (Verlaine, Prem. vers, 1858-66, p. 8).
- Spéc., AVIAT. Espace aérien. Partie de l'atmosphère dévolue à une nation qui en contrôle la circulation aérienne.
- P. anal. L'étendue des mers. Pendant quelques minutes, le lord regarda l'immensité des flots, cherchant peut-être d'un dernier regard quelque navire perdu dans l'espace (Verne, Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 13). La mer nous manque, la mer, qui est en somme le grand espace ouvert, le grand champ libre sur lequel nous nous sommes accoutumés à courir (Loti, Mon frère Yves, 1883, p. 190).
Rem. On rencontre ds la docum. l'emploi d'espace avec le sens de a) Vague. Mêmes regards perdus dans l'espace (France, Vie fleur, 1922, p. 314); b) Vide. Et soudain Bastien poussa un cri terrible et se trouva lancé dans l'espace (Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 656).
3. Univers extérieur à l'atmosphère terrestre. Espace cosmique, interstellaire; espaces interplanétaires; la conquête de l'espace; vaisseau de l'espace (v. amplification ex. 4.). Les expériences de Fresnel forçaient tous les savants à admettre que la lumière est due aux vibrations d'un fluide très subtil, remplissant les espaces interplanétaires (Poincaré, Théorie Maxwell, 1899, p. 13).
- Au fig. [En parlant de milieux abstr., évoqués par des œuvres littér.] Le poème faustien, celle des œuvres de Goethe qui évoque les plus profonds abîmes intérieurs et qui embrasse les plus vastes espaces cosmiques (Béguin, Âme romant., 1939, p. 160).
4. Spéc., au fig., LITT., PEINT., THÉÂTRE. Univers (abstrait) créé, représenté ou utilisé par une œuvre d'art. Espace pictural, théâtral. Sur le thème du Petit Poucet (...) nous venons d'assister à des transpositions de grandeur qui donnent une double vie aux espaces poétiques (Bachelard, Poét. espace, 1957, p. 157). Loin d'être un vacuum, l'espace lamartinien semble être occupé par une matière quintessenciée (Poulet, Métam. cercle, 1961, p. 190) :
15. L'espace scénique est alors restauré dans sa dignité première, rendu à sa liberté, à ses vraies dimensions, à sa fonction. Délivré de sa rigide enveloppe, l'espace n'est plus momie inerte, mais substance vivante, élastique.
Serrière, T.N.P., 1959, p. 72.
Rem. On rencontre ds la docum. a) un emploi poét. de espace au fém. Et toi, douce espace, Où sont les steppes de tes seins, que j'y rêvasse? (Laforgue, Complaintes, 1885, p. 178). b) Espace-temps, subst. masc. Dans la théorie de la relativité, concept résultant de la fusion du concept d'espace géométrique à trois dimensions avec le concept de temps. Il n'en demeure pas moins que l'idée de l'entité binaire matière-énergie, espace-temps, masse-vitesse, etc. est, elle, parfaitement nette (Benda, Fr. byz., 1945, p. 19).
Prononc. et Orth. : [espas] ou [espa:s]. Cette dernière forme ds Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930, Dub., Warn. 1968 (à titre de var.); v. aussi Rouss.-Lacl. 1927, Grammont Prononc. 1958, Fouché Prononc. 1959. Remonte à la prononc. scolaire du lat. médiéval (cf. G. Straka in La Classe de fr., 9, 1958, 361). Buben 1935 constate l'hésitation. Enq. : /espas, (D)/. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1160-74 « laps de temps, durée » (Wace, Chron. ascendante des ducs de Normandie, éd. A. J. Holden, I, 1). B. 1. Ca 1200 « étendue, dimension (d'un lieu) » (Dialogue Grégoire, 39, 19 ds T.-L. : lo spaze del cortil); 2. 1314 « intervalle, distance entre deux points, largeur » (H. de Mondeville, Chirurgie, § 722, 734 et 1352); 3. a) mil. xvie s. « étendue des airs » le grand espace du ciel (Du Bellay, Œuvres, éd. H. Chamard, III, 18 ds IGLF); b) 1662 au sing. ou au plur. « étendue infinie de l'univers, cosmos » (Pascal, Pensées, éd. L. Lafuma, § 113 et 201); 4. 1647 sc. « étendue, milieu dans lesquels ont lieu les phénomènes observés ou les abstractions faisant l'objet d'une étude » (Descartes, Principes de la Philosophie, II, 10 ds Rob.). Empr. au lat. class. spatium « champ de course, arène, étendue, durée ». Fréq. abs. littér. : 8 012. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 10 185, b) 7 081; xxe s. : a) 11 365, b) 14 749. Bbg. Colomb. 1952/53, pp. 295-296. - Eggs (E.). Möglichkeiten und Grenzen einer wissenschaftlichen Semantik. Bern-Frankfurt, 1971. - Matoré (G.). L'Espace hum. L'expr. de l'espace ds la vie, la pensée et l'art contemp., Paris, 1962, passim. - Matoré (G.). Le Vocab. contemp. et l'espace. R. des sc. hum. 1960, no 97, pp. 105-124. - Schmidt (H.). Fr. vivant. Rech. lexicol. Praxis. 1970, t. 17, p. 188. - Valeton (D.). Lexicol. L'espace et le temps. Paris, 1973, 61 p.
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Espace

ESPACE2, subst. fém.
Domaine de la typogr. Petite lame de métal qu'on emploie pour séparer les mots. Par méton. Blanc qui résulte de l'emploi de cette lame. Nous nous exercions à manier les objets et les mots, , à connaître les caractères (...) à saisir, selon les besoins, « l'espace fine » ou « l'espace forte » (DUHAMEL, Désert Bièvres, 1937, p. 118).
Prononc. et Orth. : cf. espace1. Étymol. et Hist. A. 1680 RICH. De espace1, au sens de « intervalle, distance entre deux points » qui, en a. fr. et m. fr., était indifféremment subst. masc. ou fém., la spécialisation de l'emploi au fém. pour le terme de typogr. étant notée dep. RICH. 1680.

 

Le grand dictionnaire terminologique

Information récupérée de
« http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp »,
le 10/08/2009

espace n. f.

Équivalent(s) English space


Définition :
Blanc séparant les mots ou, plus rarement, les caractères.

Note(s) :
On distingue deux types d'espaces en typographie : les espaces-mots, qui sont de valeur variable et permettent la justification, et les espaces à valeur fixe (le cadratin, le demi-cadratin et le quart de cadratin), qu'on insère notamment devant certains signes de ponctuation.

En typographie, le terme espace est féminin; mais dans la langue générale et en informatique, il est de genre masculin.

Information récupérée de
« http://dictionnaire.phpmyvisites.net/definition-Espace-12210.htm »,
le 29/12/2007

ESPACE :
Caractère 32 de la table ASCII, correspondant à la barre d'espacement.
Information récupérée de
« http://dictionnaire.mediadico.com/traduction/
dictionnaire.asp/definition/espace/2007
 »,
le 29/12/2007
 Ecouter la définition
> espace
(nom masculin)
Etendue de temps ou de lieu.
Etendue indéfinie.
Espace vert: jardin public dans une agglomération.
Etendue se trouvent les astres, milieu extraterrestre.

> espace
(nom féminin)
Caractère typographique qui permet d'insérer un espace dans du texte.

Dictionnaire de l'Académie française,
neuvième édition

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« http://atilf.atilf.fr »,
le 29/12/2007, corrigée le 12/11/2009

(1)*DEMI-ESPACE n. m. (pl. Demi-espaces). XXe siècle.
GÉOM. Chacune des deux régions de l'espace déterminées par un plan.
(2)I. ESPACE n. m. XIIe siècle. Emprunté du latin spatium, « champ de course, arène, distance, durée ».
I. Étendue indéfinie.
1. Étendue continue et illimitée. Nous situons les corps et les mouvements dans l'espace. Le temps et l'espace.
2. GÉOM. Conception abstraite d'un milieu, dépourvue de tout contenu sensible. Espace à une, deux dimensions. L'espace à trois dimensions est celui de la géométrie euclidienne. Espace à quatre dimensions. Espace courbe. Étudier les propriétés de l'espace. La géométrie dans l'espace, à trois dimensions.
3. PHYS. Espace-temps, système résultant de la combinaison du concept d'espace géométrique à trois dimensions avec le concept du temps. L'espace-temps permet de situer un phénomène à la fois dans l'espace et dans le temps.
II. Étendue limitée.
1. Intervalle entre deux points, deux lignes, deux corps. L'espace entre deux arbres, entre deux bornes. La chaussée occupe l'espace libre entre les trottoirs d'une rue. En écrivant, il faut ménager entre les mots un espace suffisant. Un espace d'environ cinquante mètres nous séparait. Mesurer l'espace parcouru en une heure. Expr. D'espace en espace, de place en place, par places. MUS. Les quatre espaces d'une portée de musique, les quatre interlignes de la portée.
2. Étendue définie avec plus ou moins de précision. Un grand espace, un espace immense. L'étang occupe un vaste espace au milieu du parc. Manquer d'espace. Ménager l'espace. Réserver sur un mur un espace suffisant pour y accrocher un tableau. Expr. Les espaces vierges, les régions de la terre qui restent à découvrir. Spécialt. URBAN. Espace vert, dans une agglomération, surface réservée à des plantations, à un parc, à un jardin public. Les espaces verts d'une grande cité. - BALIST. Espace mort, zone inaccessible aux tirs d'une arme à feu. - DROIT. Espace aérien, zone de circulation aérienne sur laquelle un État exerce sa souveraineté et qui correspond au territoire compris entre ses frontières ainsi qu'à la zone maritime délimitée par ses eaux territoriales. - POLIT. Espace vital, étendue de territoire que revendique un pays, pour des raisons démographiques ou économiques. Le thème de l'espace vital était utilisé par l'Allemagne hitlérienne pour justifier sa volonté d'expansion territoriale. Par ext. Surface qui est nécessaire aux individus d'un groupe, d'une espèce, pour vivre et se développer.
3. Volume déterminé. L'espace occupé par un meuble. Espace habitable. Une cuisine conçue comme un espace de vie.
4. Litt. Étendue des airs. Les appels des bergers résonnaient dans l'espace. L'immensité de l'espace. L'infinité de l'espace, du ciel.
III. Étendue illimitée, univers. Les corps célestes roulent dans l'espace. L'espace cosmique. Les espaces interstellaires. Spécialt. Espace extra-atmosphérique ou, ellipt., espace, milieu situé au-delà de l'atmosphère, et où peuvent évoluer les engins spatiaux. La conquête de l'espace, l'ensemble des entreprises engagées par les grandes puissances pour développer leur connaissance de l'espace extra-atmosphérique et pour l'utiliser à des fins militaires ou civiles. Expr. Les voyageurs de l'espace, les astronautes.
IV. Fig. Emploi déconseillé. Domaine où s'exerce un certain type d'activité ou de règlementation. Espace monétaire. Espace social. Espace audiovisuel. Spécialt. Secteur d'intervention d'une autorité nationale ou internationale. L'espace judiciaire européen.
V. Par anal. Durée qui sépare deux moments. Un court, un long espace de temps. L'espace d'une seconde, l'espace d'un éclair. En l'espace d'une semaine, je l'ai vu deux fois. L'espace d'un matin, les quelques heures que dure une matinée. Vieilli. Leur conciliabule dura un court espace.
(3)*II. ESPACE n. f. XVIIe siècle. Emploi spécialisé d'espace I.
TYPOGR. Petite pièce de métal, de largeur et d'épaisseur variables, qui sert à séparer les mots. Espace fine, forte. Mettre une espace plus épaisse pour justifier la ligne.

DICOMUT

Information récupérée de
« http://www.mutsoc.be/mutsoc/dicomut/e/
espace-economique-europeen.htm
 »,
le 29/12/2007

Espace Économique Européen

L'Espace Économique Européen comprend les pays de l'Union européenne et 3 autres pays.

  • Allemagne
  • Autriche
  • Belgique
  • Bulgarie
  • Chypre
  • Danemark
  • Espagne
  • Estonie
  • Finlande
  • France
  • Grèce
  • Hongrie
  • Irlande
  • Islande
  • Italie
  • Lettonie
  • Liechtenstein
  • Lituanie
  • Luxembourg
  • Malte
  • Norvège
  • Pays-Bas
  • Pologne
  • Portugal
  • République tchèque
  • Roumanie
  • Royaume-Uni
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Suède
  •  

    TOUT-SAVOIR.NET

    Information récupérée de
    « http://www.tout-savoir.net/lexique/definition/2755/espace/ »,
    le 30/12/2007

    espace

    n. f.
    # 1.
    [CHAR] C'est un mot féminin. Oui ! Caractère N°32 dans la table ASCII, correspondant à la barre d'espacement, la grande et longue touche en bas du clavier (grande touche qui se rétrécit de plus en plus au fur et à mesure qu'on ajoute au clavier des touche de commutation plus ou moins utiles - et plutôt moins que plus, d'ailleurs). Syn. blanc.
    # 2.
    Endroit souvent vide. Espace de stockage.
    Articles liés à celui-ci :
    barre
    d'espacement blanc

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

    Information récupérée de
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_typographique »,
    le 30/12/2007

    Espace typographique

    Pour les articles homonymes, voir Espace.
    v · d · m

    Ponctuation

    Accolades ( { } ) · Parenthèses ( ( ) ) 
    Chevrons ( < > ) · Crochets ( [ ] ) 
    Guillemets ( « » ou “ ” ) 
    Apostrophe ( ' ou ’ ) · Virgule ( , ) 
    Barre oblique ( / ), inversée ( \ ) 
    Espace (   ) · Point médian ( · ) 
    Point ( . ) · Points de suspension ( … ) 
    Point-virgule ( ; ) · Deux-points ( : ) 
    Point d'exclamation ( ! ), d'interrogation ( ? ) 
    Point exclarrogatif ( ? ), d'ironie ( 
    Trait d'union ( - ) · Tiret ( — ) · Tiret bas ( _ )
    Autres signes de ponctuation

    Diacritique

    Accent aigu ( ´ ) · Double accent aigu (   ? ) 
    Accent grave ( ` ) · Double accent grave (   ? )
    Accent circonflexe ( ^ ) · Hatchek ( ? ) 
    Barre inscrite ( - ) · Brève ( ? ) · Macron ( ¯ ) 
    Cédille ( ¸ ) · Ogonek ( ? ) 
    Corne (  ? ) · Crochet en chef (  ? ) 
    Point souscrit ( ? ), suscrit ( ? ) 
    Rond en chef ( ° ) · Tilde ( ~ ) 
    Tréma et umlaut ( ¨ )

    Symbole typographique

    Arrobe ( @ ) · Esperluette ( & ) 
    Astérisque ( * ) · Astérisme ( ? ) 
    Barre verticale ( | ou ¦ ) · Croisillon ( # ) 
    Degré ( ° ) · Celsius ( ? ) 
    Prime : minute, seconde et tierce ( ' ? ? ) 
    Obèle ( † et ‡ ) · Paragraphe ( § ) 
    Pied de mouche ( ¶ ) · Puce ( • ) 

    Symbole mathématique

    Plus et moins ( + - ) · Plus ou moins ( ± ) 
    Multiplié ( × ) · Divisé ( ÷ ) · Égal ( = ? ) 
    Pourcent ( % ) · Pourmille ( ‰ )
    Carré ( ² ) · Cube ( ³ ) · Micro ( µ )

    Symbole monétaire

    Une espace est, en typographie, un caractère particulier qui permet d'insérer un espace blanc dans le texte : le mot est donc féminin pour désigner le caractère, c'est-à-dire l'élément physique, caractère en plomb, ou électronique (suite de bits), et masculin pour l'œil, c'est-à-dire l'empreinte visuelle laissée par le caractère (sur une feuille, un écran…) L'emploi d'un féminin pour ce mot résulte d'un archaïsme. En effet, en ancien français et en moyen français ce mot, au sens d'« intervalle », avait les deux genres[1].

    Un article de Wikipédia,
    l'encyclopédie libre.

    Information récupérée de
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_insécable »,
    le 02/01/2008

    Espace insécable

    Une espace insécable est un caractère typographique que l’on intercale entre deux mots (ou un mot et une ponctuation) qui ne doivent pas être séparés par un éventuel retour à la ligne automatique. L’espace insécable permet d’éviter qu’un mot ou une ponctuation soit rejeté et isolé en début de ligne lorsque cela nuirait à la fluidité de la lecture.

    Le code typographique français recommande, contrairement à d'autres langues telles que l’anglais, une espace insécable devant les signes de ponctuation doubles (; : ? !) ainsi que comme séparateur des groupes de caractères (séparateur de groupes de 3 chiffres dans les nombres supérieurs au millier, séparateur sans valeur facilitant la lecture des numéros de téléphone ou des numéros et codes d’identification, etc.).

    Un article de "Point de langue"
    sur le site Druide informatique,
    Numéro 3, 23 octobre 2001

    Information récupérée de
    « http://www.druide.com/points_de_langue_03.html »,
    le 03/01/2008

    Un espace ou une espace?

    En ancien et moyen français, le mot espace était indifféremment masculin ou féminin. De nos jours, il est masculin : l'espace infini, un espace bien aménagé, un espace exigu, etc. Il subsiste toutefois une exception. En typographie, le mot espace est généralement féminin, particulièrement quand il désigne la lamelle qu'on intercalait entre les caractères de plomb, de façon que les mots à imprimer soient séparés les uns des autres. Il y avait plusieurs variétés d'espaces, selon leur chasse (largeur) : espace fine, espace forte, espace moyenne, etc. De plus, par métonymie, les typographes emploient souvent espace au féminin pour désigner le blanc obtenu entre les mots imprimés sur le papier, même si les techniques modernes d'impression ne font plus appel aux lamelles, mais à des caractères numériques, pour lesquels on a repris certaines anciennes appellations, comme espace fine. Cela dit, dans le langage courant, il n'est pas incorrect de donner le genre masculin à espace dans le sens général d' « intervalle entre deux mots », puisqu'un des sens génériques du mot masculin un espace est celui d' « intervalle entre deux objets ».

    Points de langue, numéro 3, 23 octobre 2001.

    Typographie sur le Web

    Information récupérée de
    « http://edu.ca.edu/typo/ »,
    le 03/01/2008

    L’espace insécable et la fine

    En typographie française, une espace fine (au féminin en typographie) doit être insérée devant les ponctuations hautes, à l’exception du deux points [:] qui exige une espace normale (justifiante) insécable ainsi qu’entre le texte et les guillemets français [« »]. Voici le résultat attendu :

    • texte : texte
    • texte ? texte
    • texte ; texte
    • texte « texte »

    Espace insécable

    Pour l’espace insécable, ça ne pose pas de difficulté et il existe, encore ici, trois méthodes pour y parvenir :

    1. taper l’espace insécable directement au clavier,
    2. dans le code HTML inscrire &#160;
    3. dans le code HTML inscrire &nbsp;

    La première méthode est encore ici, de loin préférable et compatible avec la plupart des encodages et des logiciels de navigation ; il faut évidemment que le document soit enregistré dans l’encodage approprié et qu’il soit déclaré dans l’entête du document. Sur Macintosh, dans la plupart des éditeurs HTML, on l’obtient à tapant simultanément alt + espace.

    Pour l’espace fine, c’est un peu plus compliqué. Bien que les spécifications d’Unicode définissent plusieurs types d’espaces ainsi que leurs entités nominales ou décimales, les logiciels de navigation madernes ne les reconnaissent pas toutes et lorsqu’ils les reconnaissent, ne les traitent pas toutes de la même façon. De plus, les spécifications d’Unicode ne déterminent pas la valeur exacte de chaque type d’espace (en fraction ou pourcentage de cadratin, par exemple, comme le font les logiciels de mise en page en PAO). Pour rappel, voici les différents types d’espaces définis par Unicode :

    Type
    d’espace
    Saisie directe
    au clavier
    Entité
    nominale
    Entité
    décimale
    normale texte !
    insécable texte ! &nbsp; &#160;
    thin texte?! &thinsp; &#8201;
    ponctuation texte?! &#8200;
    hair texte?! &#8202;
    insécable+css * texte ! &nbsp; &#160;
    *
    HTML
    texte<span class="fine">&nbsp;</span>texte
    CSS
    .fine { font-size: 30%; }

    Cette dernière méthode utilise l’élément HTML <span> et une classe CSS, combiné à l’espace insécable reconnue par tous les logiciels de navigations et types d’encodage et se comporte de façon identique dans presque tous les navigateurs modernes. Par contre, elle nécessite un codage supplémentaire et à ce titre, ne constitue pas une solution idéale.

    Pour l’avenir, l’espace « hair » semble représenter ce qui se rapproche le plus de l’espace fine typographique... quand tous les logiciels de navigation modernes pourront la reconnaître. D’ici là, pour les travaux courants, à défaut de disposer d'une méthode satisfaisante pour produire une espace fine, il demeure quand même préférable d’utiliser une simple espace insécable que pas d’espace du tout devant les ponctuations hautes et à l'intérieur des guillemets, comme le font justement certains gestionnaires de contenu web (CMS), dont SPIP et Dotclear.

    Lu dans

    "Le Robert mini",
    ISBN 2-85036-403-7,
    mars 1997

    lecture et copie faite le 19-02-08 à Charleroi

    (1) espace n.m. I. (Milieu où peut se situer qqch.) 1. (espace physique) L'ESPACE : étendue qui ne fait pas obstacle au mouvement - Espace visuel, tactile 2. Portion de ce milieu => place. Espace vacant. 3. Milieu géographique. L'espace urbain. => ESPACE VERT : espace planté d'arbres, entre des espaces construits. => ESPACE VITAL, revendiqué par un pays ; nécessaire au bien-être d'un individu. 4. Étendue des airs. => air, atmosphère, ciel. ♦ Le milieu extraterrestre. => cosmos. La conquête de l'espace (=> spatial). II. (Milieu abstrait 1. Système de référence d'une géométrie. L'espace à trois dimensions de la géométrie euclidienne. => phys. (relativité) ESPACE-TEMPS : milieu à quatre dimensions (les trois de l'espace euclidien et le temps) 2. Distance qui sépare deux objets. => espacement, intervalle. 3. Étendue de temps. En l'espace de dix minutes.

    (2) espace n.f. Blanc entre deux mots.

    Du "Wiktionaire", le dictionnaire libre,

    Information récupérée de
    « http://fr.wiktionary.org/wiki/espace »,
    le 19/02/2008

    Singulier Pluriel
    espace
    espaces
    /?s.pas/

    espace masculin

    1. Étendue (entre des objets : l’espace entre deux personnes, ou en tant que telle : ce parc naturel couvre un espace considérable).
    2. (Au singulier) Le vide interplanétaire, intersidéral, et intergalactique.
      La conquête de l’espace est un grand défi auquel l’humanité doit faire face.

    Apparentés

    Traductions

     

    Nom commun 2

    Singulier Pluriel
    espace
    /?s.pas/
    espaces
    /?s.pas/

    espace féminin

    1. (Typographie) Un blanc séparant deux mots.

    Traductions

     
     

    Dictionnaire (1999).

    Encyclopedia Universalis.
    CD ROM Version 5.0 Mérignac.

    " 1. étendue indéfinie qui contient et entoure toute chose
    2. en psychologie, représentation de cette étendue
    3. volume occupé par quelque chose
    4. distance entre deux points, deux objets
    5. intervalle de temps
    6. étendue des airs, le milieu extraterrestre
    7. en mathématique, ensemble muni d'une structure (espace vectoriel, espace affine)
    8. surface, endroits affectés à une activité particulière ou à un usage (les espaces verts, l'espace publicitaire)
    9. (au féminin) en typographie, petit caractère servant à séparer les mots d'un blanc "

    Un article de SYNAPSE-DEVELOPPEMENT,
    Édition de logiciels.

    Information récupérée de
    « http://www.synapse-fr.com/manuels/GENRE.htm »,
    le 20/02/2008

    Genre

    Le genre est une propriété du nom. Il y a deux genres en français le masculin et le féminin. Pour la plupart des noms le genre est arbitraire (La virilité. Une sentinelle). Ce n'est que pour une partie des noms animés qu'il existe un lien entre le sexe et le genre (voir féminin des noms).

     Il serait inutile, les règles souffrent de trop nombreuses exceptions, de tenter une description du genre des noms représentant des inanimés. Ce genre est dû à leurs origines et aux nombreuses influences qu'ils ont subies. De nombreux noms changeant de genre au cours de l'histoire.

    Un certain nombre de noms toutefois changent de signification selon le genre et il faut prendre garde de ne pas les confondre.

    - un barbe (cheval), une barbe (les poils du menton);
    - un litre (unité de mesure), une litre (bandeau portant des armoiries);
    - un livre (volume), une livre (une unité de poids);
    - un moule (modèle en creux), une moule (mollusque);
    - un mousse (apprenti marin), la mousse (une plante, écume);
    - un page (jeune serviteur), une page, (côté d'une feuille);
    - un poêle (voile couvrant un cercueil), une poêle (ustensile de cuisine);
    - un aune (arbre), une aune, (mesure de longueur);
    - un barde (poète), une barde, (tranche de lard);
    - le platine (le métal), une platine (pièce plate);
    - le carpe (partie d'un membre), la carpe (poisson);
    - un somme (sommeil), une somme (quantité d'argent, résultat);
    - un vase (récipient), la vase (boue);
    - un crêpe (tissu), une crêpe (pâte frite);
    - un enseigne (officier), une enseigne (étendard, marque);
    - un tour (machine ou mouvement), une tour (bâtiment);
    - un vase (récipient), la vase (boue);
    - un cache (masque), une cache (endroit secret);
    - une cartouche (balle, ou boîte de cigarettes), un cartouche (dessin);
    - une couple (lien ou réunion), un couple (deux individus, système de forces);
    - un critique (personnage), une critique (jugement),
    - un espace (intervalle, étendue), une espace (typographie, musique);
    - un garde (personne), une garde (personnes, action de garder);
    - un greffe (tribunal), une greffe (arbre);
    - un guide (personne, outil, livre), une guide (lanière);
    - un manche (partie d'instrument), une manche (partie de vêtement, jeu):
    - un mode (manière d'être, forme du verbe), une mode (usage vestimentaire);
    - un ombre (poisson), une ombre (absence de lumière);
    - un pendule (balancier, une pendule (horloge);
    - un vapeur (bateau), la vapeur (évaporation);
    - un voile (fine étoffe qui cache), une voile (tissu épais des navires).

    Certains noms ont un genre particulier selon leur emploi :

    - "aigle" est masculin quand il désigne l'oiseau, quand il est utilisé au figuré ou qu'il désigne une décoration représentant un aigle. Il est féminin lorsqu'il désigne l'oiseau femelle, les enseignes, les étendards ou les armoiries;
    - "foudre" est masculin dans l'expression "foudre de guerre", il est féminin quand il désigne le phénomène météorologique;
    - "hymne" est féminin dans le sens de "cantique d'église", masculin pour les chants nationaux et les emplois ordinaires;
    - "œuvre" est toujours féminin au pluriel, il est masculin quand il désigne l'ensemble d'un bâtiment (le gros œuvre) ou la totalité de la création d'un auteur (l'œuvre complet de Rembrandt);
    - "orge" féminin, devient masculin dans les expressions "orge mondé, orge perlé";
    - "période" habituellement féminin, devient masculin quand il désigne le point où quelque chose s'est produit (Il souffre d'un cancer à son dernier période);
    - "espace" normalement masculin, est féminin en typographie (La plus petite espace est le quart de cadratin).

    "Amour", "orgue" et "délice" changent de genre au pluriel.

    "Amour" est masculin au singulier et féminin au pluriel (C'est triste un amour qui meurt. Il parle toujours de ses premières amours).

    "Orgue" est masculin mais peut avoir un emploi féminin pluriel, il désigne alors de façon emphatique un seul instrument (Il a entendu un orgue jouer dans le lointain. J'ai entendu les grandes orgues de la cathédrale).

    "Délice" est masculin au singulier et féminin au pluriel.

    De "La typographie, Règles et conseils pour rédiger des documents stylés...",

    Information récupérée de
    « http://www.typographie.images-en-france.fr/espacement-signes-ponctuation.php »,
    le 20/03/2008

    Une espace est un caractère particulier qui permet d'insérer un blanc dans le texte. L'espace justifiante, aussi appelée espace normale, est une espace sécable dont la dimension peut être modifiée en fonction de la justification automatique du paragraphe. C'est l'espace obtenue par défaut par pression de la touche d'espacement. L'espace insécable est une espace de taille fixe liant le mot qui la précède au mot (ou caractère) qui la suit, et ne pouvant être coupée en fin de ligne.

    Pour les utilisateurs de Microsoft Windows, l'espace insécable est obtenue en tapant la combinaison de touches ALT+0160.

    Du "Dictionnaire LITTRÉ",

    Information récupérée de
    « http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?rand=&requete=espace »,
    le 22/03/2008

    citations masquées
    ESPACE
    (è-spa-s') s. m.
    Certaine étendue superficielle. Un grand espace. Un petit espace. Ménager l'espace. Il fallait entre vous mettre un plus grand espace, RAC. Théb. v, 2. Les espaces parcourus sont entre eux comme les produits du temps par la vitesse, c'est ce qu'on exprime encore en disant qu'ils sont en raison composée du temps par la vitesse, CONDIL. Art de rais. II, 3. Je regardais au loin ; j'interrogeais l'espace ; De tes pas vers mes pas je rappelais la trace, DUCIS, Abuf. IV, 8. Étendue indéfinie. L'espace est l'ordre des choses coexistantes, LEIBNITZ. Le compas d'Uranie a mesuré l'espace ; Ô temps, être inconnu que l'âme seule embrasse.... THOMAS, Ode, Temps. Où s'arrête l'espace à nos yeux étendu ? DELILLE, Parad. perdu, VII. [Aussi] Trop serré dans l'espace et dans l'immensité, Promène-t-il partout sa vague inquiétude, DUCIS, Abufar, I, 3. Ainsi chaque sens a son champ qui lui est propre, le champ de la musique est le temps, celui de la peinture est l'espace, J. J. ROUSS. Essai sur l'origine des langues, ch 16. Nous n'essayerons pas de définir la notion de l'espace : c'est une de ces idées qu'il suffit d'énoncer pour que l'esprit la conçoive clairement ; ainsi, en disant que l'espace est le lieu qui contient les corps, le réceptacle universel, comme l'ont appelé les scolastiques nous n'avons nullement la prétention d'en donner une idée plus exacte que celle qui est dans tous les esprits, Dict. des sc. philos. Espace. Il se dit au pluriel dans le même sens. Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie, PASC. Pens. art. XXV, 17, édit. HAVET. Iris fend les espaces immenses des airs, FÉN. Tél. XVI. Espace céleste, ou, simplement, espace, le ciel. Des signes destructeurs ont parcouru l'espace, C. DELAV. Paria, IV, 7. L'espace absolu, l'immensité dans laquelle se meuvent tous les corps de l'univers. Espaces imaginaires, espaces qui n'existent pas, locution tirée de la philosophie ancienne qui, au delà de la sphère du monde, n'admettait ni aucun corps ni aucun espace. Un monde que je ferai naître dans les espaces imaginaires, DESC. Monde, 6. Familièrement. Se promener ou voyager dans les espaces imaginaires, se créer des visions, des idées chimériques. Bientôt je me crois transporté Aux espaces imaginaires D'une excentrique volupté, DESMARETS, Visionnaires, III, 4. Se perdre dans les espaces, divaguer. Quand elle moralisait, elle se perdait un peu dans les espaces, J. J. ROUSS. Conf. III. Regard perdu dans l'espace, regard vague, qui ne se fixe sur aucun objet. Étendue de temps. Le fer qui les tua leur donna cette grâce, Que, si de faire bien ils n'eurent pas l'espace, Ils n'eurent pas le temps de faire mal aussi, MALH. I, 4. Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d'un matin, MALH. VI, 18. Et comme la douleur un assez long espace M'a fait sans remuer demeurer sur la place, MOL. École des f. v, 2. Quoi ! votre ambition serait-elle bornée à régner tour à tour l'espace d'une année ? RAC. Théb. IV, 3. Ce petit conciliabule [de M. du Maine, Villeroy et d'Effiat] dura quelque espace, pendant lequel M. le duc vint me parler, SAINT-SIMON, 513, 43. L'espace entre la fin de la première guerre punique et le commencement de la seconde fut de vingt-quatre ans, ROLLIN, Hist. anc. Oeuvres, t. I, p. 381, dans POUGENS. Après Cécrops régnèrent, pendant l'espace d'environ 565 ans, dix-sept princes dont Codrus fut le dernier, BARTHÉL. Anach. Introduction, part. I. Terme de musique. Intervalle blanc des lignes de la portée. Terme de métallurgie. Espace nuisible, partie du soufflet d'où l'air ne peut être chassé. S. f. Terme d'imprimerie. Petite pièce de fonte qui sert à séparer les mots. Il y a des espaces petites, fortes, minces, moyennes, pour donner au compositeur la facilité de justifier. Espace a été anciennement fait quelque fois du féminin ; c'est pour cela qu'il a gardé ce genre dans l'imprimerie. XIIe s. Haï ! deables, fel tiranz, Molt te peines en tote guise De metre nos en ton servise ; Jamais de mei, se j'ai espace [temps], N'auras bailie, en nule place, Grégoire le Grand, p. 81. XIIIe s. Pour avoir plus d'espace [de temps] de leur chose arreer, Berte, XVII. Et en ceste espasse de tans li rois Jehans envoya à Rome, Chr. de Rains, p. 157. Par l'espace de six ans que je fu en sa compaignie, JOINV. 191. XIVe s. C'est une mesme voye ou espace, mais les deux manieres de aller au courir sont contraires, ORESME, Eth. v. XVe s. Quand on l'eut regardé une espace, on l'osta de là, et fut pendu à un arbre, FROISS. II, II, 198. Et se pourmenerent eulx deux ung espace de temps, COMM. I, 13. XVIe s. Nul n'estoit fait sous-diacre, qu'il n'eust esté esprouvé par longue espace de temps, CALV. Instit. 864. Prenant leur visée grande espace au dessus de la bute, MONT. IV, 151. Le petit espace de la place, AMYOT, Eumène, 22. Il employa cette espace à la leçture des bons livres, D'AUB. Hist. I, 47. Provenç. espaci, espazi ; espagn. espacio ; ital spazio ; du latin spatium.

    Lu dans
    "Dictionnaire encyclopédique"
    PETIT
    Larousse EN COULEURS,

    ISBN 2-03-301292-3,
    1991

    lecture et copie faite le 26-04-08 à Braine-le-Comte

    Espace

    ESPACE1, n.m. (lat. spatium).
    I. Étendue indéfinie qui contient et entoure tous les objets.
    1. MATH. Ensemble (de points, de vecteurs, etc.) muni d'une structure. Espace vectoriel, topologique. Spécialt. Espace vectoriel euclidien à trois dimensions Géométrie dans l'espace, (par opp. à géométrie dans le plan)
    2. PSYCHOL. Représentation de cette étendue ; ce que nos sens en connaissent. Espace auditif, visuel.
    II. 1. Volume occupé par qqch. Ce meuble occupe peu d'espace. 2. Intervalle de temps . Dans l'espace d'un an. 3. Surface, milieu affectés à une activité, un usage particulier. Espace publicitaire - Espaces verts : jardins, parcs d'une agglomération. 4. Espace vital (traduction de l'all. Lebensraum) : territoire qu'une nation juge nécessaire pour vivre ; espace dont on a besoin pour ne pas se sentir gêné par les autres. 5.a. Étendue dans laquelle se meuvent les astres. Spécialt. Milieu extraterrestre. Conquête de l'espace. b. DR. Espace aérien : partie de l'atmosphère dont un État contrôle la circulation aérienne.
    ESPACE2, n.f. IMPRIM. Blanc servant à séparer les mots.

    Du "Dictionnaire ENCARTA", de Microsoft

    Information récupérée de
    « http://fr.encarta.msn.com/dictionary_/Espace.html »,
    le 27/03/2008

    espace

                                                                           
    espace  [ εspas ]

    espace nom commun - masculin   ( espaces )
                                                                           
    Définition :
     
    1. lieu réservé (à un type d'occupation ou d'activité)
     (l'espace urbain) 


    2. astronomie univers indéfini situé au-delà de l'atmosphère terrestre
    Synonyme:   cosmos

     (la conquête de l'espace) 


    3. étendue ou superficie déterminées
     (des espaces désertiques) 


    4. intervalle (entre deux éléments)
     (un espace de deux centimètres) 


    5. sphère d'influence
     (occuper tout l'espace politique) 


    6. mathématiques ensemble de points structuré (par certaines lois géométriques)
     (un espace vectoriel) 



    espace nom commun - masculin ; singulier  
                                                                           
    Définition :
     
    1. place ou volume à occuper
     (manquer d'espace)  (l'armoire occupe trop d'espace)  (il rêve d'un espace à lui) 



    espace nom commun - féminin   ( espaces )
                                                                           
    Définition :
     
    1. blanc typographique qui sépare les mots dans un texte imprimé
     (une espace fine) 


    2. technique petite lame de métal servant en typographie à séparer les mots
     (introduire une double espace) 



    espace aérien locution nominale - masculin   ( (espaces aériens) )
                                                                           
    Définition :
     
    1. droit partie de l'atmosphère placée sous l'autorité d'un État
     (violer l'espace aérien d'un pays hostile) 



    espace vert locution nominale - masculin   ( (espaces verts) )
                                                                           
    Définition :
     
    1. zone urbaine non bâtie et réservée à la nature
     (le manque d'espaces verts dans certaines grandes villes) 



    espace vital locution nominale - masculin ; singulier  
                                                                           
    Définition :
     
    1. territoire revendiqué comme indispensable au bien-être (d'un individu) (familier; humoristique)
     (arrête d'empiéter sur mon espace vital!) 


    2. politique territoire revendiqué comme indispensable à la survie et à l'épanouissement d'un peuple
     (la conception nazie de l'espace vital) 



    l'espace de locution déterminative - masculin ; singulier  
                                                                           
    Définition :
     
    1. le temps de
     (s'apercevoir l'espace d'un instant) 



    en l'espace de locution prépositionnelle  
                                                                           
    Définition :
     
    1. dans une durée ou un temps égaux à
     (en l'espace de quelques secondes) 


    Du "Dictionnaire Larousse"

    Information récupérée de
    « http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/espace/31013 »
    « http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/espace/31014 »
    le 10/07/2009

    espace

    nom masculin
    (latin spatium)
    • Propriété particulière d'un objet qui fait que celui-ci occupe une certaine étendue, un certain volume au sein d'une étendue, d'un volume nécessairement plus grands que lui et qui peuvent être mesurés.
    • Étendue, surface ou volume dont on a besoin autour de soi : Manquer d'espace dans une chambre trop petite.
    • Portion de l'étendue occupée par quelque chose ou distance entre deux choses, deux points : Laisser un espace de 2 mètres entre les deux éléments.
    • Étendue, surface, région : Survoler de vastes espaces désertiques.
    • Surface, étendue, volume destinés à un usage particulier : La cuisine devient un espace à vivre.
    • Domaine localisé dans lequel s'exercent certaines activités : Espace judiciaire européen.
    • Milieu situé au-delà de l'atmosphère terrestre et dans lequel évoluent les corps célestes : La conquête de l'espace.
    • Ensemble des activités industrielles se rapportant à l'exploration ou à l'exploitation de ce milieu.
    • Milieu extraterrestre (dans la science-fiction) : Homme venu de l'espace.
    • Anatomie
      Nom donné à certaines régions, à certains orifices, à certains interstices (espace épidural, espace clavipectoral, espace intercostal, espace sous-arachnoïdien).
    • Géométrie
      Ensemble des points dont la position est définie par trois coordonnées.
    • Mathématiques
      Ensemble sur lequel on a défini une structure (algébrique et/ou topologique).
    • Musique
      Distance qui se trouve entre deux lignes voisines, dans la portée.

    espace

    nom féminin
    (de espace)
    • En imprimerie, en photocomposition, blanc d'épaisseur variable servant à séparer les mots.

    Du "Dictionnaire REVERSO",

    Information récupérée de
    « http://dictionnaire.reverso.net/francais-definitions/espace »,
    le 17/06/2008

    espace

       nom masculin singulier

      étendue indéfinie qui contient et entoure toute chose 
      (psychologie) >représentation de cette étendue 
      volume occupé par quelque chose 
      distance entre deux points, deux objets 
      (philosophie) une des deux formes pures de l'intuition sensible, la deuxième étant le temps 
      intervalle de temps 
      étendue des airs, le milieu extraterrestre 
      (mathématiques) ensemble muni d'une structure (espace vectoriel, espace affine) 
      surface, endroits affectés à une activité particulière ou à un usage (les espaces verts, l'espace publicitaire) 
     10  au sens figuré ensemble des relations déterminant un domaine donné en matière sociale, économique (l'espace littéraire, l'espace politique) 

       nom féminin singulier 
      11  (typographie) petit caractère servant à séparer les mots d'un blanc 

      expressions 
    espace vital :  territoire revendiqué par une nation pour des raisons démographiques ou économiques 
    achat, vente d'espace :  (publicité) achat, vente d'une surface ou d'une plage de temps pour un message publicitaire 
    espace aérien zone de circulation aérienne contrôlée par un pays

     

    Alors ? Un ou une espace ?

    Tous s'accordent à admettre que le mot 'espace' est généralement masculin. Mais, lorsqu'il s'agit d'admettre son genre féminin, les avis divergent... et les extraits des divers dictionnaires et encyclopédies consultées ne nous aident pas.

    Les uns, d'esprit très (trop ?) large, signaleront que ce mot, anciennement féminin est devenu masculin. C'est, à notre sens, rejeter la majorité des définitions des dictionnaires et de la distinction que chacun fait entre l'espace typographique et les autres significations de cette 'zone entre deux objets'. Ignorer cette nuance de la langue, ne serait-ce pas faire preuve de flemme, voire d'ignorance ? Ne serait-ce pas rejoindre ceux qui font un usage abusif de Mr. comme abréviation de Monsieur (au lieu de M.), et qui prétendent que l'un et l'autre s'utilisent ? Ne serait-ce pas soutenir que plus souvent une faute est commise, plus elle entre dans le langage courant... ceux-là seront probablement les premiers à défendre la disparition de la lettre 's' au pluriel...

    D'autres n'admettront le féminin que dans le sens historique de l'imprimerie en caractères de plomb. La justification est différente, mais le résultat est le même... Les gens cultivés souriront devant ce refus d'admettre le féminin du mot 'espace' dans son sens typographique actuel.

    La plupart accepteront que le sens historique soit à élargir par métonymie et qu'il désigne 'un blanc séparant deux mots'. Par extension, il sera fait appel au féminin, tant que ce mot est utilisé dans un contexte de présentation de texte ou d'imprimerie.

    Il en est qui auront tendance à préciser la limite entre l'approche typographique et l'approche visuelle de cette espace. L'acceptation de cette distinction nous paraît très délicate. On tolérerait par exemple, pour ces derniers, que le rédacteur ait placé une espace dans son texte, mais que son lecteur n'y voit qu'un espace... Que penser alors du compositeur d'un texte qui se relit ? Voit-il un espace (emprunte visuelle) là où il vient de placer une espace (élément physique, en plomb ou électronique) dans son texte ? Les défenseurs de cette approche vont jusquà écrire que "le typographe utilise une espace pour obtenir un espace[1]".

     

    [1] cf.         (http://liensutiles.forumactif.com/dictionnaires-et-outils-d-ecriture-f58/la-ponctuation-t9518-15.htm)