Conseils de typographie

Les majuscules et les accents
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Capitales, majuscules et accents  

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En tout premier lieu il convient de tordre le cou à cette rumeur tenace : on n'emploie pas de majuscule accentuée. On se demande alors pourquoi les polices de caractères comportent de tels caractères...

Doit-on accentuer les capitales ? La réponse est OUI... L'Académie française, "Le bon usage" de Grevisse et Goosse, les dictionnaires (Le Petit Robert, Le Littré et Le Petit Larousse) de langue française, Michèle LENOBLE-PINSON, auteure de "Écrire sans faute", reconnue en Belgique, le "Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale", des typographes reconnus comme Jean-Pierre Lacroux, Jef Tombeur, Alain Hurtig, Bernard Cerquiglini de TV5 et tant d'autres vous feront savoir qu'orthographiquement, l'accent est obligatoire sur les capitales, qu'un non professionnel appellera pudiquement "majuscules accentuées".

Certes,

  • certaines idées reçues ont la vie dure et... longue ;
  • il est plus facile de croire à ce que n'importe qui dit... surtout lorsque ce sont des incompétents ;
  • il semble préférable de suivre les erreurs généralement commises que de chercher à connaître les bons usages de la typographie de la langue française (ne voit-on d'ailleurs pas plus d'utilisateurs de l'abréviation Mr. au lieu de M., plus d'utilisateurs de 2ème au lieu de 2e) ;
  • des raisons historiques et techniques (le matériel anglosaxon ne comportait pas de nécessité d'employer des accents) peuvent expliquer (sans justifier) l'oubli de ces accents :
  • une certaine habitude est née de ne plus "voir" ces accents sur les capitales ;
  • beaucoup de polices gratuites accessibles via Internet sont d'origine anglosaxone ;
  • il y a ce que disent les gens qui “savent” mieux que vous — ils se disent professionnels, inspecteurs — et ceux qui ne trouvent pas ça “joli”
  • les raisons invoquées ci-avant ont donné naissance à cette "pseudo-règle" typographique de capitales non-accentuées que seuls les ignorants prônent encore...

la préposition “à” en majuscule au début d’une phrase s’écrit donc obligatoirement, encore et toujours, avec un accent : “À”.

 

La typographie française a toujours employé les capitales accentuées et la cédille. Celles-ci ont disparu progressivement avec l'apparition des premières machines à imprimer, et ceci pour diverses raisons.

Une première est que ces machines venaient en majorité de pays anglo-saxons qui n'utilisent pas ces caractères.
Une deuxième est que les fins accents des caractères au plomb étaient très fragiles et cassaient facilement.
Une troisième est que nos instituteurs, à raison, nous ont signalé qu'en calligraphie manuscrite, on n'accentue pas les capitales (ou les majuscules, puisqu'en primaire on ne distingue pas ces deux notions). Ce qui reste vrai, mais qui fait encore usage de cette calligraphie ?

   


image de la "galerie de Val"
 

 

Dans WikiPedia, on lira même : "Par exemple, on trouve écrit en règle générale État, mais Etat dans des publications françaises moins soignées." (voir 'Accentuation des majuscules et des capitales')

Dès lors, ne pas employer les capitales accentuées, est-ce faire preuve d'ignorance, ou de flemme ? ou est-ce vouloir montrer que l'on veut rester éternellement amateur ?

C'est quand les accents graves tournent à l'aigu
que les sourcils sont en accent circonflexe. (Pierre Dac)

   

 

Et cette première édition du DICTIONNAIRE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE [1694] ne vous convainc-t-elle pas de l'usage des capitales accentuées et des cédilles lorsqu'elles sont nécessaires avec les capitales ?

 
Pour ceux qui peuvent lire la date en latin (M. DC. LXXXXIV.), cette édition remonte à 1694...

 
Remarquons que les accents sont utilisés, mais ont encore une place non précise (voir ACADÉMIE, DEDIÉ et le dernier mot MAJESTE')...

 
Aïe, aurais-je prêté le flanc aux pourfendeurs du non-usage des accents ? En effet, la couverture de cette édition ne comprend pas d'accent sur « A PARIS », ni sur « PRIVILEGE »...

 
Ne vous réjouissez pas trop vite... l'accent grave n'a fait sa première apparition dans le Dictionnaire de l'Académie qu'en 1762, soit quelque septante ans après la publication ci-contre.

 
Ainsi, la phrase "Je me trompe" qui, dans sa forme interrogative est devenue "Me trompe-je ?", a rapidement pris l'accent aigu pour des raisons phonétiques "Me trompé-je ?" que depuis 1990 on peut écrire "Me trompè-je ?".

 

 

A PARIS,
Chez la Veuve de JEAN BAPTISTE COIGNARD, Imprimeur ordinaire du Roy,
& de l'Académie Françoise
ET
Chez JEAN BAPTISTE COIGNARD, Imprimeur & Libraire ordinaire
du Roy, & de l'Académie Françoise

AVEC PRIVILEGE DE SA MAJESTE'.

Et pour ceux qui préfèrent le dictionnaire Larousse à celui de l'Académie française, dès sa première parution en 1856, les accents se trouvaient déjà sur les capitales... et deux ans plus tard, dans sa sixième édition, les accents y sont toujours... y compris sur le cachet de la bibliothèque de l'École Notre-Dame.

Le cachet ne date peut-être pas de 1858, mais il ne date pas d'aujourd'hui et ne devait pas suivre une nouvelle mode (comme l'affirment certains pour se justifier) ;o)

De nos jours, grâce à l'ordinateur, il n'y a plus aucune raison de ne pas utiliser les capitales accentuées. Pour faire réfléchir les personnes encore sceptiques :

  • Dernière nouvelle à Braine, UN INTERNE TUE... Que faut-il comprendre ? Un interné tué ? Un interne tué ? Un interné tue ? Un interne tue ?
  • J'AI UN ENFANT LEGITIME ET UN ENFANT LEGITIME... le premier est légitime et le second légitimé... ou l'inverse...
  • DES PARENTS INDIGNES... ne sont parfois qu'INDIGNÉS...
  • ILS SONT BIEN ELEVES A BRAINE..., certes, s'ils sont bien ÉLÈVES à Braine-le-Comte, ils sont bien ÉLEVÉS...
  • Comment lire le mot SECRETE ? La plupart imagineront une négociation SECRÈTE, mais un médecin pensera au foie qui SÉCRÈTE la bile, l'étudiant songera à l'ennui SÉCRÉTÉ par les (dis)cours et le tanneur au poil SECRÉTÉ du lapin.
  • Croyez-vous que l'AUGMENTATION DES RETRAITES et l'AUGMENTATION DES RETRAITÉS aient le même sens ?
  • Sans accents, essayer de lire rapidement LE TIRE VISE LE JUGE AU JUGE ET LE JUGE VISE TIRE AU VISE...
    qui, accentuée, devient LE TIRÉ VISE LE JUGE AU JUGÉ ET LE JUGE VISÉ TIRE AU VISÉ.
  • Seuls certains lecteurs de l'anonce "JOLIE DEMOISELLE, 18 ANS, CHERCHE MEC MEME AGE" préfèreront comprendre "JOLIE DEMOISELLE, 18 ANS, CHERCHE MEC MÊME ÂGÉ" que "JOLIE DEMOISELLE, 18 ANS, CHERCHE MEC MÊME ÂGE".
  • Et si on écrit l'ETUDE DU MODELE, veut-on dire l'ÉTUDE DU MODELÉ ou l'ÉTUDE DU MODÈLE ? Notons de plus que si les majuscules accentuées passaient mal sur les navigateurs WEB, les vrais outils de traitement de texte et de mise en page les manipulent de nos jours parfaitement.
  • Historiquement, vous souvenez-vous du COUP DE DE DE DE GAULLE, pardon, du COUP DE DÉ DE DE GAULLE ?
  • QU'IL SENT BON CE FROMAGE DE HERVÉ... serait moins vrai s'il s'agissait du fromage de Herve (pour ceux qui connaissent)...
  • Le pangramme[1] DÈS NOËL OÙ UN ZÉPHYR HAÏ ME VÊT DE GLAÇONS WÜRMIENS JE DÎNE D’EXQUIS RÔTIS DE BŒUF AU KIR À L’AŸ D’ÂGE MÛR & CÆTERA !
    est plus facile à lire que le même non accentué
    DES NOEL OU UN ZEPHYR HAI ME VET DE GLACONS WURMIENS JE DINE D’EXQUIS ROTIS DE BOEUF AU KIR A L’AY D’AGE MUR & CAETERA !
  • Aujourd'hui,
    "C’EST UN JOUR DE MARCHE, LE BEURRE SALE EST LIQUIDE" ne serait-il pas plus compréhensible si l'on avait pu lire
    " C’EST UN JOUR DE MARCHÉ, LE BEURRE SALÉ EST LIQUIDÉ."

Les lettres accentuées en minuscule le sont aussi en majuscule (mieux : Les lettres accentuées en bas de casse le sont aussi en capitale). L'accentuation des majuscules est recommandée dans l'Abrégé du code typographique à l'usage de la presse (Éditions du CFPJ, 35 rue du Louvre, 75002 PARIS). Cela peut sembler étrange car lorsqu'on utilisait les machines à écrire, on ne pouvait pas saisir de majuscule accentuée et l'usage s'est perpétué avec l'avènement des ordinateurs. Pour vous convaincre de l'existence de cette règle, recherchez le mot RÈGLE dans un dictionnaire : il sera en capitale avec l'accent sur le E.


 

 
Ne pas confondre majuscule et capitale, casse de caractères :
les Champs-Élysées,
les CHAMPS-ÉLYSÉES,
les CHAMPS-ÉLYSÉES ou
les champs-élysées :

Pour le grammairien, et donc pour l'orthographe,
Champs-Élysées est un nom propre désignant une avenue de Paris, dans le 8e arrondissement [observez l'emploi correct de l'abréviation 'huitième'], qui part de la place Charles-de-Gaulle (anc. place de l'Étoile) [NDLR : quel accent, cette étoile], et chacune de ses quatre formes ci-dessus compte 2 majuscules et 11 minuscules, peu importe l'aspect typographique du mot.

Pour le typographe,
- le premier exemple compte 2 (grandes) capitales et 11 bas-de-casse ;
- le deuxième exemple compte 2 grandes capitales et 11 petites capitales ;
- le troisième exemple compte 13 (grandes) capitales ;
- le quatrième exemple compte 13 bas-de-casse.

Nous y reviendrons dans notre page visant à distinguer les majuscules des capitales et les minuscules des bas-de-casse (ici).

Vous aurez remarqué que dans tous ces exemples, les accents aigus requis sont présents, aussi bien sur les capitales (grandes et petites) que sur les bas-de-casse, peu importe que ces lettres représentent des majuscules ou des minuscules.
L'accent et la cédille font partie de l'orthographe du mot, car ils donnent des informations sur sa prononciation ; les omettre, c'est pratiquement commettre une faute d'orthographe.

Jean-Pierre LACROUX, dans son ORTHOTYPO, ORTHOGRAPHE & TYPOGRAPHIE FRANÇAISES, Dictionnaire raisonné, ajoute même que les abréviations "[...] composées en grandes capitales, les lettres accentuées conservent leur accent : N. D. É. pour « note de l’éditeur »." Chacun aura donc compris qu'il faut parler de T.F.É. pour 'travail de fin d'études' et de H.É. pour 'haute école'.

Comment saisir un mot contenant une majuscule accentuée... pardon, une capitale accentuée ?

En France, il existe d'ailleurs une proposition de loi présentée à l’Assemblée nationale le 22 juillet 2009 et qui précise :
« Les noms de famille doivent être écrits selon l’orthographe exacte, y
compris les signes diacritiques (accents : grave, aigu, circonflexe, trémas et
cédilles) figurant sur le registre des naissances. Toutes les autorités
administratives et tous les autres organismes doivent adapter leurs moyens
d’écriture pour disposer des outils de graphie, même lorsque le patronyme
est en majuscules, ceci pour que le nom soit écrit puis prononcé
correctement.
 »


Quel dommage qu'en Belgique on trouve encore des documents officiels de la Communauté française, qui, selon la page qu'on lit d'un même document, utilise encore un beau mélange incohérent de capitales tantôt accentuées, tantôt non accentuées... un exemple, les deux premières pages de http://www.restode.cfwb.be/download/programmes/190-2003-248A.pdf :

   

Et pour convaincre ceux qui prétendent encore que les capitales de la langue française ne doivent pas s'accentuer, voici quelques exemples glanés au cours de nos rencontres...

       
[2]      
     
       

     

     

et cette petite dernière qui devrait vous faire sourire...
les images n'ont pas été manipulées...
(l'accent est d'origine sur la dernière photo,
la composition originale sans accent n'est pas de moi,
dommage cependant que l'auteur de la composition
n'ait pas accentué le À initial) :

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Références :

  • Dictionnaires, encyclopédies et autres... :
    • Extrait du "Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale" , page 12,
      ISBN 2-11-081075-0, édition de 1994 :
        • "En français, l'accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture et fait hésiter sur la prononciation, sur le sens même de nombreux mots. Aussi convient-il de s'opposer à la tendance qui, sous prétexte de modernisme, en fait par économie de composition, prône la suppression des accents sur les majuscules. On veillera à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À." ;
    • Les entrées des dictionnaires français Le Petit Robert, Le Littré et Le Petit Larousse sont écrites avec des capitales accentuées. Qui aura, à la lecture de ces conseils, le courage d'ouvrir son dictionnaire pour vérifier ?
      Conformément à tous les codes typographiques, l’Office de la langue française (OLF) a publié en 1979 un avis de recommandation à la Gazette officielle qui préconise l’accentuation des majuscules lorsque les minuscules équivalentes en comportent ;
    • Un petit coup d'oeil sur les commentaires "Capitale et majuscule" de l'encyclopédie "Wikipedia" ;
  • Références d'universités ou hautes écoles :
    • Pourquoi parler de la ponctuation ?, les Universités du Québecq, propos illustrés de textes de grands auteurs :
        • "les erreurs de structure, de ponctuation et de vocabulaire (entre autres les anglicismes) sont plus fréquentes que les erreurs d’orthographe, de morphologie et d'accord." ;
  • Autres typographes ou auteurs recommendables et recommandés :
    • L'Académie française ne nous contredit certainement pas ;o) ... mieux, nous ne contredisons certainement pas l'Académie française (lu sur son site "Accentuation des majuscules", le 30 septembre 2008) :
        • "On observe dans les textes manuscrits une tendance certaine à l’omission des accents. Il en va de même dans les textes dactylographiés, en raison notamment des possibilités limitées qu’offrent les machines traditionnelles. En typographie, enfin, certains suppriment tous les accents sur les capitales sous prétexte de modernisme, en fait pour réduire les frais de composition.
          Il convient cependant d’observer qu’en français, l’accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur.
          " ;
    • D’après Maurice GREVISSE (prononcé à tort Grévisse, ceci justifiant l'importance des accents)
      dans son "Le Bon Usage", (Éditions Duculot), "les capitales doivent être accentuées comme les autres lettres" (Le Bon Usage, 13e éd., § 86 p. 87, § 101). Éditions Duculot, Paris - Louvain-la-Neuve, 1993) ;
    • D’après Maurice GREVISSE
      dans son "Le Bon Usage", (Éditions Duculot), "Dans un corps donné, on distingue la minuscule (ou lettre du bas de casse ou simplement bas de casse) et les capitales (qui ont un dessin différent, opposé à pensée), qui se subdivisent
      en grande capitale : PENSÉE, et petite capitale : PENSÉE.
      " (Le Bon Usage, 14e éd., § 87). Éditions Duculot, Paris - Louvain-la-Neuve, 2007) ;
    • Michèle LENOBLE-PINSON, auteure de "Écrire sans faute", reconnue en Belgique... qui cite Maurice Grevisse et Larousse ;
    • De Marceau Déchamps, vice-président de l'association Défense de la langue française :
        • "Contrairement à une croyance répandue, en français, les capitales doivent porter des accents. Il faut d'abord faire la distinction entre les capitales et les majuscules. La majuscule est la première lettre, écrite en capitale, d'un nom propre ou du mot commençant une phrase. Cette majuscule, dans l'écriture manuscrite, bénéficie effectivement d'une tolérance de non accentuation. Mais, les mots écrits complètement en capitales et les majuscules d'imprimerie doivent être accentués." ;
    • Orthotypographie, Orthographe & Typographie françaises, Dictionnaire raisonné, Volume I, de A à F, de Jean-Pierre Lacroux, 384 pages mises aimablement à votre disposition ;
    • Orthotypographie, Orthographe & Typographie françaises, Dictionnaire raisonné, Volume II, de G à Z, de Jean-Pierre Lacroux, 370 pages mises aimablement à votre disposition ;
    • Manuel de typographie française élémentaire, de Yves Perrousseaux, à (re)commander ;
        • (voir p. ex. Perrousseaux (2002 : 73), qui s'en prend à « l'ignorance désolante des règles de composition typographique de certains soi-disant enseignants ») ;
    • Concernant les capitales ou majuscules, inutile d'en dire plus : http://www.orthotypographie.les-hurtig.org/volume-II/madame-mythologie.html#Majuscule, d'Alain Hurtig qui a repris le travail entamé par Jean-Pierre Lacroux ;
    • "Côté accent sur les capitales, ceci était pas mal non plus : http://www.orthotypographie.les-hurtig.org/volume-I/academie-accentuation.html#Accentuation...", m'a dit Alain. "Mieux que ça !", pensé-je (ou pensè-je) ;
    • Merci professeur, Les accents sur les majuscules, TV5.org... explications de Bernard Cerquiglini en images ;
  • Maisons d'éditions, logiciels d'éditions et sites spécialisés :
  • Autres :
    • Un autre article convaincant et faisant allusion aux logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur) 
      "Majuscules ou capitales : le casse-tête" ;
    • Accents sur les majuscules, Gouvernement du Québecq ;
    • Accents dans les sigles, Gouvernement du Québecq ;
    • "Accentuer les lettres capitales",
      une éclairante contribution de Dominique Momiron, page disparue, mais retravaillée et...
    • "Accentuer les capitales : pourquoi ?" traite du même sujet ;
    • Majuscules et capitales, nombreuses allusions à Jean-Pierre Lacroux ;
    • Même la Région Wallonne en fait mention pour ses documents administratifs... ;
    • FAUT-IL METTRE LES ACCENTS SUR LES LETTRES CAPITALES ?, un autre utilisateur qui s'est valablement inquiété de la question ;
    • Signes diacritiques et capitales dans l’écriture et la typographie du français, par Lionel LABOSSE, écrivain et professeur de français qui a produit cet article riche en documentation ;
    • Règles de typographie, des groupes départementaux de la Somme et de l'Oise, Pédagogie Freinet, qui traite de typographie, capitales, mais aussi ponctuation et espace ;
    • http://www.synec-doc.be/doc/accents2.htm ;
    • http://www.meeus-d.be/edit/typword.doc ;
    • Comment accentuer les capitales avec différents types de matériel ou systèmes d'exploitation ;
    • Le VIEUX-LIÈGE, en parle dans une publication trimestrielle ;
    • TutoWeb.com signalait également que "Trop souvent, les adultes reproduisent une mauvaise habitude apprise à l'école : les capitales ne s'accentuent pas dans l'écrite manuscrite. Ceux qui se destinent à une vocation plus littéraire, apprendront à corriger cette maladresse orthographique. Mais on retrouve encore bon nombre d'articles de presse ignorant cette particularité. Le lecteur y perd son français. ", le site tutoweb n'existe plus, mais des passages en ont été repris... ;
    • Orthogaffe y consacre aussi quelques paragraphes ;
    • OfficePourTous, tutoriel pour tous les "offices" y consacrent une page;
    • FaqWord, autre tutoriel de Word, insiste également;
    • Le CDDP, Centre départemental de documentation pédagogique de Lozère nous informe comment maîtriser l'accentuation des capitales sous Windows ;
    • Lexilogos qui permet d'utiliser n'importe quel clavier pour introduire des caractères spéciaux accentués ;
    • Et le forum catholique lance aussi un débat quant à savoir si "Dans une sain(t)e orthographe, on accentue les majuscules... ;-) "
    • Dans son cours de typographie de 2007, Serge Paulus, développe la typo en normes, intéressant  ;
    • Unicode et ISO 10646 en français, de l'HAPAX, qui traite des "Écritures alphabétiques européennes, Écritures du Moyen-Orient, Écritures du sud et du sud-est asiatiques, Écritures d'Extrême-Orient, Écritures supplémentaires, Symboles et autres Caractères spéciaux". Très technique, mais très complet ;
  • recherche sur Altavista de "capitales accentuées" :
    388 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    15 100 résultats [le site CUY en 10e place] (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
  • recherche sur Google de "capitales accentuées" :
    532 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    2 270 résultats [le site CUY en 4e place] (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
    5 040 résultats [le site CUY en 5e et 6e places] (le 6/12/12 : fête des enseignants et étudiants)
  • recherche sur Altavista de "majuscules accentuées" :
    1 720 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    30 500 résultats (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
  • recherche sur Google de "majuscules accentuées" :
    19 300 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    7 140 résultats (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène)
    236 000 résulatats (le 6/12/12 : fête des enseignants et étudiants).

 

[1] pangramme récupéré du site http://aef-dmoz.org, mais attribué à Jacques André qui s'intéresse beaucoup à la typographie. Ce pangramme contient les 42 caractères de la langue française (26 lettres [A... Z], 2 ligatures [Œ et Æ] et des caractères accentués [È, Ë, Ù, É, Ï, Ê, Ç, Ü, Î, Ô, À, Ÿ, Â, Û]). Nous ne sommes pas sans ignorer que l'Académie française accepte depuis 1990 les graphies du i et du u sans accent circonflexe, mais il subsiste des exceptions avec accent [ex. : NOUS VÎMES QU'IL ÉTAIT MÛR].

 

[2] En réponse à un mail reçu, il est exact que Georges CLEMENCEAU, né en septembre 1841 et décédé en novembre 1929, fut sénateur du Var pendant 18 ans et orthographiait son patronyme sans accent sur le premier 'E'.
Le traité de Washington de 1922 limitait le nombre de cuirassés à construire par pays. Le timbre présenté ici nous montre un cuirassé et est nommé le CLÉMENCEAU (avec accent, ce que confirme le timbre de l'époque).
La date du 17 janvier 1939 est la date de décision de mise en chantier de deux cuirassés que le traité de Washington autorisait encore pour la France (les noms étaient fixés "le Clémenceau" et "le Gascogne"). Le Clémenceau n'a jamais été totalement achevé car il fut détruit avant sa mise en service finale lors du bombardement allié de 1944.
Le lecteur attentif observera l'accentuation de "le Clémenceau, projet de 1939", image que j'ai dû retourner (effet mirroir) pour mieux comparer avec la disposition du timbre Clémenceau. Le cuirassé représenté sur le timbre, appelé "le Clémenceau", ressemble pourtant plus au Dunkerque qu'au projet de 1939 du Clémenceau... à vous de juger :
 
  Le CLÉMENCEAU, projet de 1939

 
  Classe DUNKERQUE

 



Voir aussi :

 

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